06/05/2026
IN MEMORIA
Il est des hommes qui ne quittent jamais vraiment la terre qu’ils ont aimée. Paul-André Caïtucoli est de ceux-là.
Ancien président de la communauté de communes du Taravu, il s’est éteint, mais son souffle demeure, discret et puissant, dans chaque méandre du fleuve, dans chaque pierre, dans chaque regard tourné vers cette vallée qu’il chérissait profondément. Car pour lui, le Taravu n’était pas seulement un territoire : c’était une mémoire vivante, un héritage à protéger, une promesse à transmettre.
Avec Taravu Una Vaddi in Làscita, il avait su poser des mots sur une conviction intime : celle que nous ne faisons que passer, et que notre devoir est de préserver ce qui nous est confié. Il avait compris, avec d’autres, que le fleuve Taravu était bien plus qu’un cours d’eau. Il en était le cœur battant, l’âme fragile et précieuse, le lien invisible entre les générations.
Alors il s’est engagé. Avec force, avec sincérité, avec cette détermination tranquille qui caractérise ceux qui aiment profondément leur terre. Il a initié un projet de territoire où le développement ne s’oppose pas à la nature, mais s’en inspire. Un projet où l’on protège sans figer, où l’on valorise sans trahir.
De cette vision est née la marque de territoire. Mais au-delà d’un nom, au-delà d’une identité, c’est une empreinte humaine qu’elle incarne aujourd’hui. Celle d’un homme qui a su rassembler, convaincre, transmettre. Celle d’un regard tourné vers l’avenir, sans jamais oublier ses racines.
Rendre hommage à Paul-André Caïtucoli, ce n’est pas seulement saluer son parcours. C’est rappeler que son engagement continue d’inspirer celles et ceux qui œuvrent, au quotidien, pour faire vivre ce projet.
Car Taravu Una Vaddi in Làscita est plus qu’un projet. C’est une responsabilité collective. Une fidélité. Une manière de dire que cette vallée, désormais, porte aussi un peu de lui.
Et que tant que le Taravu coulera, son souvenir vivra.